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Rencontre franco-lituanienne entre M. Barnier et M. Valionis

Vilnius, 10 février 2005

Le Premier ministre Algirdas Brazauskas et le président Valdas Adamkus, que j’ai retrouvés avec plaisir, m’ont accueilli avec beaucoup de chaleur et nos discussions vont se prolonger tout à l’heure. A cette rencontre franco-lituanienne aujourd’hui fait écho un important match de basket entre Kaunas et Villeurbane ; que le meilleur gagne, c’est l’esprit sportif !

VISITE EN REPUBLIQUE DE LITUANIE

POINT DE PRESSE CONJOINT DU MINISTRE DES AFFAIRES ETRANGERES, M. MICHEL BARNIER, ET DU MINISTRE LITUANIEN DES AFFAIRES ETRANGERES, M. ANTANAS VALIONIS

Merci à chacun d’entre vous et pardon de vous avoir fait attendre quelques instants. Je suis très heureux de revenir à Vilnius et j’ai été très touché par la qualité de l’amitié et l’accueil que m’a fait au cours de ce déjeuner, en me remettant cette haute distinction lituanienne, les insignes de grand officier de l’ordre de Gediminas, le président Valdas Adamkus.

J’ai dit au président Adamkus qu’il serait, bien sûr, le bienvenu dans notre pays où le président de la République, Jacques Chirac, le recevra lui-même.

Ce n’est pas tout à fait dans le même état d’esprit que nous concevons nos relations entre nos deux pays, qui consistent davantage à jouer dans la même équipe qui est l’équipe européenne. Dans cette équipe européenne, nous avons beaucoup de choses à faire et nous sommes très heureux qu’à force de volonté, de courage politique, d’efforts économiques, la Lituanie soit maintenant membre de l’Union européenne et un membre actif comme je peux en témoigner dans les relations que j’ai avec le ministre des Affaires étrangères.

Nous avons naturellement évoqué les grands sujets qui nous entourent, le rôle que peut jouer un pays comme la Lituanie, en raison de sa position, de son histoire, dans le partenariat que nous voulons consolider avec le grand pays voisin qu’est la Russie, entre l’Union européenne et la Russie ; et j’ai rendu compte au président Adamkus de mes entretiens récents avec Mme Rice, avant-hier à Paris, et de ma visite au Proche-Orient, lundi et mardi, pendant laquelle je suis allé voir Ariel Sharon et Mahmoud Abbas.

Enfin, le président Adamkus sera présent à Bruxelles à l’occasion de la rencontre que nous avons entre Européens et Américains, quand nous rencontrerons le président Bush ; et, là aussi, nous avons évoqué le nouvel état d’esprit, un nouveau départ dans les relations transatlantiques. L’important, comme l’a dit Mme Rice à Paris, c’est que l’Europe soit forte. Elle a dit que les Etats-Unis ont besoin d’une Europe forte, je lui ai répondu que les Européens aussi ont besoin d’une Europe forte.

Nous sommes donc dans cette problématique de renforcer la dimension politique, économique, de l’Europe et, en même temps, d’améliorer nos rapports avec les Etats-Unis.

Q - Quel est votre avis concernant une éventuelle visite du président lituanien pour la commémoration du 60ème anniversaire du 9 mai 1945. Je voudrais également savoir si des hauts représentants de la France s’y rendront aussi ?

R - Le président de la République française a prévu d’être présent à ces commémorations parce que, s’agissant de la défaite du régime nazi, de la fin de la barbarie nazie, n’oublions pas la part essentielle qu’a prise la Russie, et je le dis en pensant notamment aux moments très forts que nous avons vécus, il y a quelques jours à peine - j’étais aux côtés du président de la République -, à Auschwitz, en nous souvenant que ce sont les soldats russes qui sont entrés les premiers pour ouvrir ces camps.

Nous avons un devoir de mémoire et de vigilance, nous avons notamment un devoir de mémoire pour toutes les tragédies du passé, sur leurs raisons, et vis-à-vis de leurs victimes. Chaque peuple doit faire ce travail de mémoire et faire face à ce devoir de mémoire. Nous l’avons fait nous-mêmes ; le président de la République, dans un grand discours au Vél’d’Hiv, a fait ce travail de mémoire en rappelant la part que l’Etat français a pu prendre dans la collaboration et chaque peuple doit faire ce travail, quel qu’il soit. Nous avons fait ce travail de mémoire et, en même temps, nous poursuivons ce projet européen qui est un projet de réconciliation, pour l’avenir et en pensant aux nouvelles générations. S’agissant de la question que vous me posez, c’est une décision souveraine que doivent prendre le président et le gouvernement de la Lituanie.

Q - (Concernant la place des relations avec la Russie dans le cadre de la politique étrangère et de sécurité commune)

R Nous travaillons à une politique étrangère commune, ce n’est pas une politique étrangère unique dont il est question. Dans cette politique étrangère commune, il y a un dialogue stratégique nécessaire avec ce grand pays et ce grand peuple qu’est la Russie. Et les Européens, dans le cadre de l’Union, sont en discussion avec la Russie sur plusieurs chapitres, sur plusieurs espaces de discussion. La politique étrangère et de sécurité commune, le commerce, l’économie, il y a une discussion commune qui n’interdit pas des relations bilatérales, qui s’y ajoutent plutôt et qui les confortent. Nous avons beaucoup parlé de ces relations avec la Russie, le président m’a d’ailleurs dit que c’est une des priorités de la politique étrangère lituanienne que de contribuer à cette relation avec la Russie et je pense que la Lituanie a un rôle particulier pour nous aider à bâtir cette bonne approche. Il faut respecter le peuple russe et la Russie elle-même, qui est une grande puissance, et avoir avec elle une relation forte, amicale, qui permette de contribuer à la stabilité de notre continent.

© lundi 14 février 2005
par Patrick S.

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