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Programme contre la pauvreté : la Luthuanie et la Finlande votent ’pour’ !

Aujourd’hui, a conclu le M. SARUNAS ADOMAVICIUS, Sous-Secrétaire d’État aux affaires étrangères de la Lituanie, la Lituanie est passée du statut de pays récipiendaire à celui de pays donateur. Mme PAULA LEHTOMÄKI, Ministre du commerce extérieur et du développement de la Finlande a défini la bonne gouvernance aux niveaux international et national, la bonne distribution des revenus, la lutte contre la corruption et la parité comme autant de conditions incontournables pour que soient atteints les objectifs de développement fixés.

Conseil économique et social

Session de fond de 2004

18e et 19e séances - matin et après-midi

MOBILISATION DES RESSOURCES ET PROMOTION D’UN ENVIRONNEMENT PROPICE À L’ÉRADICATION DE LA PAUVRETÉ DANS LE CONTEXTE DE L’APPLICATION DU PROGRAMME D’ACTION EN FAVEUR DES PAYS LES MOINS AVANCÉS POUR LA DÉCENNIE 2001-2010

Déclarations

Introduisant le rapport du Secrétaire général sur la mobilisation des ressources aux fins de la lutte contre la pauvreté (E/2004/54), M. JOSÉ ANTONIO OCAMPO, Secrétaire général adjoint aux affaires économiques et sociales, a rappelé que les PMA devraient atteindre une croissance annuelle de 7% pour atteindre leurs objectifs de développement. Malheureusement étant donné la tendance qui se dégage, note le rapport, il semble que les PMA n’atteindront pas leurs objectifs visant à réduire de moitié la proportion de personnes vivant dans l’extrême pauvreté d’ici à 2015. À cet égard, M. Ocampo s’est concentré sur quatre facteurs qui nuisent fortement aux objectifs des PMA : le fort endettement, la volatilité des prix des produits de base, l’insuffisance de l’Aide publique au développement (APD) et la situation particulière des PMA sortant des conflits.

Précisant que 32 des 50 PMA bénéficient de l’Initiative PPTE, il a souligné l’importance de disposer d’instruments adéquats pour faire face au fardeau que représente la dette. Il a souhaité un nouveau cadre pour aider ces pays à mieux faire face à la durabilité de la dette. Il a estimé que l’annulation des dettes bilatérales et multilatérales est la seule solution qui permettra de dégager les ressources pour atteindre les Objectifs de développement du Millénaire (ODM). En ce qui concerne la dépendance des PMA à l’égard des produits de base, il a souligné la nécessité d’aider ces pays à diversifier leur production et leur base d’exportation. Il a également invité à lever les barrières douanières, à la révision des accords internationaux sur les produits de base et surtout, à la mise en place d’un mécanisme financier compensatoire de la volatilité des prix des produits de base dont dépendent tant les PMA.

S’agissant de l’APD, elle est indispensable pour aider les PMA à sortir du piège des faibles revenus, a-t-il dit. L’APD cumulée à l’aide technique est un moyen décisif pour renforcer les capacités. Il est essentiel que les pays donateurs respectent leurs engagements en la matière. Le manque de l’APD continue à favoriser la désagrégation politique et l’instabilité. Notant que 80% des 20 pays les plus pauvres ont connu un conflit au cours de ces 15 dernières années, il a souligné la nécessité d’une stratégie particulière pour ces derniers.

M. SARUNAS ADOMAVICIUS, Sous-Secrétaire d’État aux affaires étrangères de la Lituanie, a conseillé aux PMA de déterminer eux-mêmes les mesures à prendre en se fondant sur l’expérience des autres pays, sur les meilleures pratiques et sur l’analyse de situations particulières. Le Sous-Secrétaire d’État a ainsi indiqué qu’après des réformes difficiles, son pays a enregistré, l’année dernière, un taux de croissance de 9%, en devenant ainsi l’économie la plus rapide du monde. Cela prouve, s’est-il félicité, que la stratégie économique et sociale de la Lituanie, complétée par l’appui de la communauté internationale a été payante. La manière dont le pays a mis en œuvre ses réformes et mis en place un modèle économique ouvert peut-être une inspiration pour d’autres. Le chemin douloureux vers l’indépendance a montré que toute réforme doit se fonder sur une approche qui assure l’équilibre entre les aspects économiques, sociaux et environnementaux non seulement dans les pays mais aussi dans la région. La coopération régionale est en effet le moyen le plus efficace de lutter contre la pauvreté et le sous-développement. Aujourd’hui, a conclu le Sous-Secrétaire, la Lituanie est passée du statut de pays récipiendaire à celui de pays donateur. Elle est prête à aider les PMA à lutter contre la pauvreté dans le cadre de la coopération au développement de l’Union européenne et des Nations Unies.

Mme PAULA LEHTOMÄKI, Ministre du commerce extérieur et du développement de la Finlande, a rappelé que la responsabilité en matière de développement incombait d’abord aux PMA eux-mêmes. Elle a souligné les possibilités qu’offre la coopération Sud-Sud, tout en soulignant la nécessité pour les pays développés d’augmenter leur APD. Elle a estimé que les questions de l’investissement, du commerce et de la dette ne pouvaient être discutées de façon isolée. Elle a défini la bonne gouvernance aux niveaux international et national, la bonne distribution des revenus, la lutte contre la corruption et la parité comme autant de conditions incontournables pour que soient atteints les objectifs de développement fixés. Insistant tout particulièrement sur les liens entre la lutte contre la pauvreté et l’égalité entre les sexes, elle a cité des rapports qui montrent que la production agricole dont dépend la grande majorité de la population des PMA ne pourrait que gagner à la promotion du rôle de la femme. L’amélioration de la situation des PMA, a-t-elle encore ajouté, exige une cohérence des politiques commerciales et financières de la part des institutions internationales. Il est important que nous travaillions ensemble afin que nous accordions l’attention qu’elles méritent aux questions d’agriculture. Elle a indiqué que la Tanzanie et la Finlande avaient mis en place un Forum sur la question de la bonne gouvernance invitant les acteurs du Nord et du Sud à discuter des moyens de progresser en ce domaine dans l’intérêt des objectifs de développement.

© dimanche 25 juillet 2004
par Patrick S.

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