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Gary / Ajar, la vie de Romain Gary

A l’affiche du 28 novembre 2007 au 31 janvier 2008

Christophe Malavoy dans la peau de Romain Gary, nous raconte la vie de cet écrivain caméléon qui fut tour à tour aviateur, diplomate, cinéaste... Romain Gary (Kacew) est né à Vilnius en Russie (Lituanie), de parents comédiens dans une famille juive.

La vie d’un écrivain caméléon

Christophe Malavoy dans la peau de Romain Gary, nous raconte la vie de cet écrivain caméléon qui fut tour à tour aviateur, diplomate, cinéaste... et qui connut la grande époque d’Hollywood avec ses stars, Jean Seberg, Groucho Marx, Errol Flynn, Gary Cooper... mais aussi Billy Wilder, John Ford, John Huston... Il nous invite à redécouvrir avec les textes de Romain Gary, mais aussi en images, tout un monde habité de personnages inoubliables, drôles et émouvants.


Surnommée ’la petite Jérusalem de Lituanie’, la capitale balte a été pendant des siècles un pivot de la civilisation yiddish. De la capitale sont originaires l’écrivain Romain Gary ou les peintres Chaim Soutine, Bakst, Levitan... Né le 8 mai 1914 à Wilno, en Lituanie, Romain Gary est élevé par une mère qui place en lui de grandes espérances.

Romain Gary (Kacew) est né à Vilnius en Russie (Lituanie), de parents comédiens. Ses parents semblent s’être séparés peu après sa naissance. Romain Gary ne connaîtra jamais son père. Ce dénommé Kacew été le deuxième mari de sa mère Nina Borisovskaïa, actrice à Vilno.

Romain grandit dans l’ombre de sa mère orgueilleuse, une mère juive, volontaire qui pousse Romain à réussir.

En août la Russie entre en guerre contre l’Allemagne. Mme Kacew et Roman partent... En 1927 ils arrivent en France et s’installent à Nice. Romain a treize ans.

Après des études à la faculté de droit d’Aix-en-Provence et à la faculté de droit de Paris, Gary apprend le métier d’aviateur.

Plus tard est incorporé dans les forces aériennes françaises libres. En 1944 il publie à Londres son premier roman qui deviendra en français "l’Education européenne". En 1956, on lui a décerné le prix Goncourt pour "Les racines du ciel".

Compagnon de la Libération, il entre dans la diplomatie et occupe divers postes de Secrétaire, Conseiller d’Ambassade, puis Porte-parole à l’O.N.U. avant de devenir en 1956, Consul Général de France à Los Angeles. Il fait ensuite carrière dans la diplomatie. Il écrit de nombreux romans : il est d’ailleurs l’auteur de quatre ouvrages sous le pseudonyme d’Emile Ajar. A cette époque c’est son cousin, Paul Paulovitch, qui incarne son pseudonyme.

En 1965, il publie Pour Sganarelle, Recherche d’un personnage dans lequel il développe ses conceptions de la littérature. Entre espoir et désespoir, dans une vision qui fait toujours place à un humour grinçant, Romain Gary nous donne une vision de notre monde, souvent très en avance sur son époque.

Il reçoit alors un second prix Goncourt pour ’La vie devant soi’ en 1975. Il réalise également deux films : ’Les oiseaux vont mourir au Pérou’ (1968) et ’Kill’ (1972).

Romain Gary (Kacew) se tira une balle dans la bouche le 2 décembre 1980 à Paris...

Note de l’auteur

« Romain Gary était un ami. J’ai partagé avec lui certains secrets qui cimentent les liens entre deux hommes. Le texte de cette pièce est né de souvenirs personnels, ainsi que de certains extraits d’ouvrages essentiels de cet écrivain si riche de talents.

Vie et mort d’Émile Ajar est son livre écrit pour être publié après sa mort. Il y règle quelques comptes, parle de son double travail sous les signatures de Gary et d’Ajar.

Je l’ai imaginé composant cet ultime ouvrage, s’interrompant pour évoquer quelques personnages essentiels de sa vie. Sa mère, de Gaulle, Jean Seberg, mais aussi ceux qui l’attaquèrent avec une haine ridicule. L’extrême droite, l’extrême gauche ont détesté cet homme dont le rêve consistait à enfiler d’autres costumes en scène que le sien.

« Re-naître » fut l’un des maîtres mots de Romain Gary. Ce qui explique la naissance d’Émile Ajar, le bonheur que lui procura le succès, bonheur qui se transforma en angoisse. Angoisse, tourments, suicide. Romain Gary avait soixante six ans lorsqu’il décida qu’il n’avait plus de batailles dignes de lui à livrer. Par bonheur, son oeuvre demeure, toujours aussi vivante. »

André Asséo

L’imaginaire au cœur de la vie

« Je me suis toujours senti à l’étroit dans ma propre peau. J’éprouve le besoin de changer d’identité, de me séparer de moi-même, l’espace d’un livre. J’écris des romans pour aller chez les autres. » On pourrait résumer la vie de Romain Gary à cette confidence qui éclaire la grande tentation de son existence : Etre un autre. Mais résumer la vie de Romain Gary est un non-sens, tant cet homme a mis de force à être multiple et complexe. Toute sa vie, Romain Gary a cherché à mettre l’imaginaire au cœur de la vie, chacun de ses livres est une histoire d’amour, un combat pour la justice et le respect des faibles. C’est toute la richesse du personnage, car il s’agit bien d’un personnage, d’un style, de la création d’un personnage et de son double. Etre ou ne pas être, disparaître et renaître, telle a été la métaphysique de cette figure inclassable dans le monde littéraire français.

Romain Gary nous invite sur les chemins escarpés de l’aventure, de la vie dangereuse, de la recherche de soi, sur les chemins de l’amour, de la souffrance et de la poésie. Comme il le disait lui-même : « Il n’y a pas d’homme sans la part de poésie, sans la part Rimbaud » Et c’est là, à mon sens, toute la force et la beauté du personnage qui a fait de son œuvre un chant d’espoir dans l’avènement lointain peut-être, mais possible, d’une culture humaniste.

La seule vérité qui compte pour Romain Gary, est la vérité artistique. Celle qui se situe entre l’évènement et son expression littéraire. Lui, qui par peur de ne pas exister, a livré sans retenue ses guerres contre l’injustice, le racisme, la connerie humaine et la défense de l’environnement.

Il nous émeut, nous irrite, nous questionne, nous charme, nous fascine, nous invente…C’est un homme qui se livre avec toutes ses faiblesses, ses contradictions, ses provocations et nous convainc par son goût de la révolte et son art consommé du drame et de la dérision.

Force des mots mais aussi des images. C’est dans ce sens que l’écriture et la mise en scène de la vie de Romain Gary ont été imaginées, imagées. Les images viennent en contrepoint révéler le monde intérieur de l’écrivain, donner à entendre mais aussi à voir, ressentir, deviner… Laisser la part des rêves s’immiscer dans l’imaginaire de chacun.

« Plus une œuvre est imaginative, plus elle est convaincante. » nous dit Romain Gary. Je me suis senti très proche de lui.

Livres de Romain Gary :

Gary / Ajar
Petit Montparnasse
31, rue de la Gaîté
75014 Paris

Plan d’accès :

- Métro : Gaîté (ligne 13), Edgar Quinet (ligne 6), Montparnasse (lignes 4, 6, 12, 13)
- Bus : lignes 28, 48, 58, 82, 86, 89, 91, 92, 94, 95, 96
- Sncf : gare Montparnasse
- Parking : tour Montparnasse, gare Montparnasse, bd Edgard Quinet (stationnement libre)
- Taxi : station place du 18 Juin, rue du cdt Mouchotte (hôtel Sofitel)

© mardi 15 janvier 2008
par Pays-baltes.com

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