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Conflit russo-estonien

La Russie a interdit l’entrée des poids-lourds sur un pont frontalier avec l’Estonie, coupant ainsi la seule voie de transport routier international dans le nord de ce pays balte.

L’ambassadeur de Russie à Tallinn a été convoqué au ministère des Affaires étrangères suite à cette mesure considérée en Estonie comme une nouvelle réaction de Moscou au déplacement d’un monument soviétique du centre de la capitale estonienne fin avril.

Les autorités estoniennes avons convoqué l’ambassadeur de Russie et attiré son attention sur le problème du pont sur la Narva que les Russes ont interdit aux camions de plus de 13 tonnes.

L’interdiction a pris effet la nuit dernière et les premiers camions ont été obligés d’effectuer un détour d’environ 400 kilomètres, traversant la frontière dans le sud du pays. D’après l’administration russe, le pont est en mauvais état et dangereux. Mais les Estoniens considèrent la mesure russe comme illégale.

Ce pont reste ouvert à tous les véhicules souhaitant entrer sur le territoire russe.

HISTORIQUE DU CONFLIT :

La crise diplomatique a éclaté entre Moscou et Tallinn, fin avril, lorsque les autorités estoniennes ont déplacé la statue du soldat soviétique, ’Vainqueur de la Seconde Guerre mondiale’.

Des échauffourées avait alors eu lieu, dans le centre de Tallinn, faisant un mort et plus de 150 blessés, à la suite d’une manifestation de jeunes russophones fidèles à Moscou. Ceux-ci protestaient contre ce transfert qu’ils considèrent comme une offense au sacrifice de millions de soldats soviétiques tombés durant la Seconde Guerre mondiale.

Toutefois, ce n’est pas vers la seule Estonie que Vladimir Poutine dirige ses critiques. Il s’en est pris aux Etats-Unis. « Il faut rechercher les causes de toute guerre avant tout dans les erreurs du temps de paix et leurs racines dans l’idéologie de la confrontation et de l’extrémisme (…) Ces menaces ne diminuent pas. Elles ne font que se transformer, changer de visage. Et dans ces nouvelles menaces, comme à l’époque du Troisième Reich, il y a toujours le mépris de la vie humaine et les prétentions à l’exception mondiale et au diktat », a déclaré le président russe, dans une allusion à la politique unilatérale menée, selon lui, par les Etats-Unis, en particulier en Irak.

Est également visé le projet américain de déploiement d’un bouclier antimissile près des frontières russes, notamment en Pologne et République tchèque, deux anciens pays de la sphère d’influence soviétique.

© dimanche 20 mai 2007
par Patrick S.

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