Riga
La vieille ville
La meilleure façon de visiter le vieux Riga est de lui consacrer une promenade à pied pour goûter la découverte de différents styles
d'architecture illustrant toutes les écoles : roman, gothique. renaissance, baroque,
classicisme, constructivisme et moderne. Le vieux Riga compte 150 monuments historiques et architecturaux dispersés dans un labyrinthe de rues
qui n'a pas changé depuis le XIIIème siècle.
Le centre de la
vieille ville est la place du Dôme sur laquelle fut engagée en 1211 la construction d'une
cathédrale. L'excellente acoustique du sanctuaire permet de l'utiliser comme salle de concerts de musique
d'orgue.
L'ancien monastère du Dôme abrite aujourd'hui le Musée d'histoire de Riga et de la navigation (fondé en 1773).
La rue Maza Pils qui va vers le nord de la place du Dôme débouche sur le château de Riga: un puissant
édifice flanqué de quatre tours défensives. Élevé au XIVe s., ce château est
la résidence des potentats de Riga, ce fut l'une des citadelles les plus importantes de l'Ordre de Livonie. On y trouve aujourd'hui les musées
d'histoire de la Lettonie, des arts des pays étrangers, d'histoire de la littérature et des arts de
Lettonie. Le musée le plus riche est celui d'histoire de la Lettonie, fondé en 1896.
Dans la cour de l'ancien château, dans un petit parc, on a aménagé une exposition permanente de sculptures: le «Jardin des sculptures».
La rue Skarnu, une des plus intéressantes du vieux Riga, s'en va de la place du
Dôme vers l'est. Plusieurs monuments historiques et architecturaux du Moyen Age la jalonnent. C'est
l'église Saint-Pierre (1209) avec
sa tour de 120m en haut de laquelle on peut monter en ascenseur- l'église Saint-Georges (Saint-Juras) restée pratiquement inchangée depuis
1202, date de sa construction. Au XVIe s., elle fut transformée en entrepôt et
garde depuis l'intérieur typique d'un local de cette destination. Au total, on compte 24 entrepôts de ce genre à Riga. Chacun d'eux était surmonté de
l'effigie d'un oiseau ou d'un animal, en guise d'adresse de l'immeuble. Le bâtiment qui porte le n°22 dans la rue Skarnu est l'ancien hospice d'Ekke
(XVIe-XVIIe ss.) avec son plan typique des asiles de l'époque. Dans l'« hôtellerie
Saint-Jean», rue Skarnu, il reste un fragment de muraille du
XIII s.,
c'est tout ce qui reste du mur d'enceinte fortifié de l'époque.
Parmi les édifices du culte, signalons l'église Saint-Jacques (Saint-Jekab), de 1226, seule église possédant une flèche gothique et sans
clocher (rue Vestures). L'ensemble des immeubles du XV, XVIIe, XVIIIe siècles, appelé
«les Trois Frères» (n°"17, 19, 21, rue Maza Pils), chacun avec une façade originale, figure parmi les demeures les plus anciennes de Riga.
L'immeuble au n° 6 de la rue Olmatu appartint jadis à des négociants rigois de la Grande
Guilde. La Grande salle où avaient lieu les réunions et les festins a été reconstruite pour devenir une
salle de concert de la Philharmonie.
De nos jours, des bâtisses qui ceignaient la place on a restauré l'Hôtel de
Ville et la Maison des Têtes Noires. Le centre de la place est occupé par le Musée des Tirailleurs rouges
lettons.
La rue Kalku mène du vieux Riga à la ville neuve dont l'aménagement a commencé au XIXe s., hors du mur d'enceinte.
Un oukase fut édité en 1856 en vertu duquel Riga cessait d'être considéré comme une place forte. Les fortifications sont transformées en un joli boulevard que longe un canal.
De nos jours, les parcs paysagers qui se succèdent le long du boulevard PADOMJU constituent la limite est du vieux Riga.
L'Opéra de Riga
se trouve au n°3 du boulevard Padomju. L'établissement construit en 1863 est un monument d'architecture.
Dans ce quartier, dans la rue Kaleju, vous verrez
quelques maisons qui, dans ces rues étroites, rappellent l'atmosphère du Moyen-age. De style Art nouveau, repeintes en couleur pastel, ses façades principales
s'ouvrent sur une petite cour.
Le boulevard Brivibas est l'artère principale du nouveau Riga. Elle traverse toute la ville jusqu'aux faubourgs du nord-est. Elle est bordée des plus grands
magasins, cafés, théâtres et cinémas. Des bâtiments du siècle dernier y voisinent avec des édifices modernes. Au carrefour du boulevard Rainis et
du boulevard Brivibas s'élève le monument de la Liberté (1935).
A l'ouest du boulevard Brivibas, dans un square du boulevard Rainis se trouve un monument
à Rudolfs Blaumanis, un des classiques de la littérature lettonne. Au croisement suivant que font
le boulevard Brivibas et le Kalpaka boulevard
commence le parc de l'Esplanade où l'on a érigé un monument à Janis Rainis (1865-1929), grand poète letton.
Le Musée des Beaux-Arts de Lettonie se
trouve dans la partie nord du parc.
Dans ce parc, voulu par Catherine II au XVIII siècle, une immense église
orthodoxe fut érigée entre 1876 et 18884, en style byzantin, symbolisant la
puissance de la Russie orthodoxe.
Riga s'est débarrassé définitivement de son passé
soviétique: les musées et statues de Lénine qui florissaient autre fois à
Riga, n'existent plus. Mais une question se pose tout naturellement, est-ce que le
"petit père du peuple" est allé à Riga? Et oui, en avril 1900, Lénine se rendit clandestinement à Riga pour y rencontrer des sociaux-démocrates lettons. Il est descendu au n°17 de
la rue Cesu.
La maison était pendant plusieurs années un musée commémoratif.
Le boulevard Brivibas aboutit à un nouveau quartier résidentiel de Riga au bord du
lac JUGLA dans le bois de Bikernieku. Sur la rive opposée du lac Jugla, la rive nord, s'étend le Musée ethnographique en plein air. Fondé en 1924,
sur près de 100 ha on a rassemblé plus de 80 bâtisses paysannes, maisons d'habitation, granges,
moulins. Il y a une auberge et une église villageoises. Toutes ces constructions sont caractéristiques de quatre régions ethniques de la Lettonie.
On y organise des expositions d'arts appliqués, des concerts en plein air.
Dans le nord de la ville se trouve le lac KISEZERS, le long duquel s'étend le plus grand des 18 parcs de Riga, le Mezaparks (400 ha) avec ses cités des sports, son yacht-club, un chemin de fer pour enfants, un cinéma,
des cafés et des restaurants, des plages. C'est au Mezaparks que se trouve la Grande estrade qui peut contenir 15000 chanteurs avec un amphithéâtre
de 30000 spectateurs. C'est là qu'ont lieu les Fêtes de la Chanson, une tradition qui remonte à 1873. L'Exposition des réalisations de l'économie
nationale de la Lettonie a pour cadre également le Mezaparks.
Dans la partie sud du Mezaparks se situe le Cimetière Militaire qui est un ensemble architectural, sculptural et paysager d'une étonnante beauté
consacré à ceux qui ont péri pendant la Première Guerre mondiale, la guerre civile et la Grande Guerre de 1941-1945. A côté se trouve le
Cimetière Rainis où repose le poète national letton Janis Rainis.
|